Les voyages à l’ère des téléphones intelligents | DEUX
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déconnexion numérique

J’ai commencé à trotter en 2005, des voyages de courte ou moyenne durée. Douze ans plus tard, j’en viens à un constat vraiment plate.

Il y a 12 ans, Internet existait, Facebook aussi, mais ce n’était pas autant ancré dans nos habitudes. Une fois au 4-5 jours j’allais écrire un ROMAN par courriel à une liste d’amis à coup de 2$ de l’heure au café internet. Dans mes bagages j’apportais dés, jeux de carte, crayons pour les soirées à l’auberge de jeunesse.

On parle beaucoup de déconnexion numérique en lien avec le travail ou dans notre quotidien. Il y a quelques années, ma collègue et moi avions monté un camp de trois jours de déconnexion numérique (pour lire l’entrevue). Pour évaluer la viabilité du projet et le besoin, j’avais fait plusieurs recherches, et effectivement il y avait un besoin criant de se déconnecter et de se reconnecter à la contemplation.

Photo par Jan Böke sur Unsplash

Qu’en est-il des voyages ? Dans un dortoir, six personnes se partagent la seule prise de courant pour être certain d’avoir assez de batterie pour le lendemain. Les gens sont dans leur lit, à être ici, mais là-bas.

La messagerie instantanée amène ce besoin de répondre constamment, cette pression que la petite icône « Vu » apparaisse et que conséquemment il faille répondre présent.

Je ne suis pas différente, et bien que je me sois donné l’objectif de ne pas travailler en voyage (et j’y parviens), je ne me sens pas totalement en vacances. Je ne rêve pas en anglais, je me connecte au wifi à mon arrivée quelque part, je vis mon quotidien avec mes proches. Partiellement ici.

À cause de nos forfaits ridiculement hauts au Québec, j’ai le plaisir de ne pas avoir accès à internet en tout temps, comme d’autres voyageurs. Tout à l’heure, je cherchais mon auberge. Une jeune femme en scooter s’est arrêtée et, ne sachant pas trop comment m’expliquer, m’y a amenée ! Le nez collé sur mon téléphone, ceci ne serait pas arrivé.

C’est impossible de revenir en arrière; un téléphone intelligent en voyage c’est aussi un appareil-photo, des cartes, des réservations, la possibilité de téléphoner, rejoindre les amis de passage lorsqu’on se sépare un temps, etc.

Si, dans un endroit comme l’autre bout du monde et en vacances, on ne se déconnecte pas, comment arriver à instaurer une discipline dans notre bout du monde à nous ? De mon côté et avec les années, j’ai développé quelques trucs.

Personnellement, je prends la peine de laisser mon téléphone dans d’autres pièces de la maison que celle où je me situe. Je me donne des moments totalement déconnectée, des activités où le cellulaire reste en arrière. On ne reviendra pas en arrière, mais au moins, c’est une discipline qui fait du bien. Vivre le moment présent, sentir, regarder autour et respirer, prendre son temps, ne pas se sentir coupable et se donner le droit.

déconnexion numérique

Photo par Adriano de Gironimo sur Unsplash

Professionnellement, j’y travaille, mais je ne suis pas de celle qui répond avec urgence aux messages des clients. C’est facile de tomber dans le panneau, car maintenant nous sommes joignable 24h sur 24. Je n’ai pas d’horaire comme tel, mais j’ai mon système de rappels pour répondre dans les 2-3 jours suivants et je réponds en “batch”. Je ferme Facebook lorsque je n’en ai pas besoin; il est déjà si souvent ouvert et conversations professionnelles se mêlent à conversations privées, ce qui amène perte de temps et de concentration énorme.

Et en voyage… j’ai enlevé pas mal d’applications sur mon téléphone avant de partir, presque toutes en fait. Évidemment, j’ai enlevé mes courriels professionnels, ce qui est un MUST en vacances. Et puis finalement, on essaie de se jaser, autour de la seule prise de courant disponible pour recharger nos appareils. Mais je mets mon téléphone dans le fond de son sac lorsqu’on mange. Lorsqu’on se promène, on contemple. Si vous êtes vraiment courageux, laissez votre téléphone à la maison, mais moi je ne le suis pas assez 😉

Florence
Florence
Florence est la fondatrice de DEUX Cosmétiques. Autodidacte assoiffée de connaissances, passionnée, curieuse et surtout déterminée, elle compte continuer de se former dans plusieurs domaines et toujours avoir mille projets ! Se perdre dans les pages d'informations est l'un de ses dadas préférés.

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